De la cuisine à mon pays, il n’y a qu’un pas : le mien

24 Mai

En écrivant le billet sur la découverte de la glace au fromage blanc, j’aurais aimé vous montrer l’endroit.

Et après, j’ai pensé que je pourrais vous montrer plein d’endroits. D’abord parce que ce pays, j’y suis viscéralement attachée, ensuite parce qu’il a une actualité musicale ce week-end et ensuite parce que je pourrais en parler des pages et des pages. Rien que pour vous donner envie d’y venir, de voir de gouter l’endroit. Mais à part vous monter ce Châtel-guyon, rien de tentant, d’original.

J’ai surfé longtemps sans pouvoir trouver les photos de ce qui me parle et qui pourrait vous plaire.

Alors, j’ai joué au reporter, avec mon petit numérique.

Une ville thermale, c’est très bizarre. Quelquefois, c’est grouillant de vie, bruyant, animé et quelquefois, c’est désert, désuet, assoupi. Difficile de faire aimer un endroit vide. Et pourtant pas de meilleur moment pour photographier l’endroit. C’est l’heure de la sieste : il fait 28° et le parc thermal se repose.

Des cachettes fraiches pour se reposer, il n’en manque pas :

Rien encore  pour déranger le gazoullis du ruisseau.

Autour de 17 heures, le parc commencera de se remplir doucement et les buveurs d’eau se rendront à leur source.

Seul un robinet est fermé : la source du paysan ne coule qu’en hiver pour les habitants.

L’eau qui guérit surgit et se montre.

Dès vendredi et pour tout le week-end, le parc sera envahi par les amateurs de jazz et de danse. Il retrouvera sa splendeur d’antan le temps du festival. A condition que le temps soit de la partie, les promeneurs pourront aller d’un bistrot à un kiosque puis d’une rue à un resto pour rencontrer toutes les compagnies qui jouent  et dansent sans compter.

C’est le contraire d’un spectacle réglé au millimètre. Les danseurs passent d’un endroit à l’autre. Ils s’adaptent aux musiciens qu’ils croisent. Immanquablement, nos pieds nous démangent au rythme des cuivres ou des fers des chaussures. Alors, on suit les groupes dans les rues. Moi qui ne suis pas particulièrement adepte du jazz, je reste des heures à les écouter et les regarder. L’année dernière c’était un trio de papys qui jouaient autant pour eux que pour nous. Certains danseurs viennent depuis le début, il y a 9 ans, et transmettent toujours le même enthousiasme.

Je me souviens d’il y a quelques années, à la terrasse d’un bar. A défaut d’estrade pour se produire, un musicien a pris ses baguettes et commencé de jouer … sur les tables de la terrasse, les chaises métalliques, puis les bordures de bacs à fleurs et le spectacle s’est déplacé à nos pieds.

Je serai encore aux aguets cette fin de semaine et j’espère avec un public encore plus nombreux.

Et dimanche, comme chaque année, je regretterai de ne pas m’être inscrite aux stages de be-bop ou de claquettes.

Et tout çà à cause d’une glace !!!

achetée ici :

5 Replies to “De la cuisine à mon pays, il n’y a qu’un pas : le mien

  1. J’aime le villes thermales pour leur apparence bourgeoise et désuette à la fois…j’habite le 03 et j’aime me ballader à Vichy, Chatelguyon, Royat, Néris les Bains, Bourbon L’Archambault…etc.On y découvre des petits trésors dans des ruelles, des remparts, des parcs aux arbres séculaires…Si on prend le temps de traîner en chemin et de lever le nez..Vous avez su ,dans ce texte faire passer l’attachement que vous portez à votre ville.Belle photos-
    Bon week-end de Pentecôte à vous-

  2. Paradoxalement j’aime beaucoup ces villes d’eau justement pleine de contrastes : calme sérénité glougloutante de l’eau… et vie incorablement festive souvent en « grosse saison » ! Un joli billet..

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